Le choix des États-Unis n’est pas anodin dans la mesure où le pays vient de co-organiser la Coupe du Monde masculine 2026, qui a été un succès record, et s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques d’été en 2028 à Los Angeles. Cette série d’événements prestigieux souligne le rôle central des États-Unis dans l’organisation internationale du soccer.
Selon Dame Sarai Bareman, responsable de la FIFA pour le football féminin, un examen approfondi des candidatures a été réalisé avant de retenir la proposition américaine qui s’est distinguée. Elle a souligné que le pays possède une infrastructure sportive de haut niveau, un intérêt fortement ancré pour le football féminin et un écosystème dynamique du sport féminin, des atouts qui ont favorisé sa sélection.
En outre, la tenue de la Coupe du Monde des Clubs Féminins en début d’année 2028 s’inscrit dans un calendrier chargé, avec notamment les Jeux Olympiques d’été à Los Angeles en été, offrant ainsi aux supporters américains plusieurs rendez-vous majeurs autour du football féminin entre l’hiver et l’été.
Les États-Unis se positionnent également comme pays hôte pour la Coupe du Monde féminine FIFA 2031, qui devrait accueillir un format élargi comprenant 48 équipes. Bien qu’aucune annonce officielle ne soit encore intervenue à ce sujet, la Fédération américaine de football a déposé une candidature conjointe avec le Mexique, le Costa Rica et la Jamaïque, qui semble actuellement la seule en lice. La FIFA devrait entériner officiellement cette décision en novembre 2026 lors de son Congrès à Zurich. Par ailleurs, de nouvelles villes comme Chicago et Portland ont été récemment ajoutées à la liste des potentielles villes hôtes de cette compétition.
Les États-Unis disposent déjà de deux ligues professionnelles féminines de première division, la NWSL et la Gainbridge Super League, confirmant leur rôle de référence tant au niveau clubs qu’à celui des compétitions internationales. L’organisation future de la Coupe du Monde des Clubs Féminins vient renforcer cette position, couvrant ainsi tous les niveaux du football féminin, du club à la sélection nationale.
La réussite de cette première édition sera un enjeu important, notamment en ce qui concerne la manière de promouvoir, structurer et faire vivre la compétition à l’échelle mondiale. Cette Coupe du Monde des Clubs Féminins pourrait ainsi établir des normes pour le développement futur du football de clubs féminin international.
À ce jour, sept équipes ont déjà obtenu leur qualification pour la compétition, reflétant la diversité géographique et la puissance du football féminin mondial. Parmi elles figurent des clubs emblématiques comme Arsenal (Angleterre), FC Barcelone (Espagne), Club América (Mexique), Gotham FC (États-Unis), SC Corinthians (Brésil), Wuhan Jiangda WFC (Chine) et Naegohyang Women’s FC (Corée du Nord). Ce mélange entre grands clubs européens, Amérique du Nord, Amérique latine et Asie illustre la richesse et la variété du tournoi.
Ces équipes auront l’opportunité de représenter leurs pays et de promouvoir leur club sur la scène internationale, tout en contribuant à marquer l’histoire par leur participation à cette compétition inédite.
Le mode de qualification privilégiera les champions continentaux des saisons allant de 2024 à 2027, conformément aux décisions du conseil de la FIFA. Des systèmes de classement sportifs seront établis avec les confédérations, notamment en collaboration avec les mécanismes existants de la CONCACAF et de l’UEFA. Pour l’UEFA, six places seront attribuées, incluant directement le champion de la Ligue des Champions féminine et cinq autres clubs selon le classement, avec une limite générale de deux clubs par association nationale, sauf en cas de multiples victoires de la Ligue des Champions.
Les autres confédérations avec moins de quatre places enverront leurs clubs les mieux classés sans limite nationale. Un examen du système d’accès sera mené après l’édition 2028 afin de l’adapter ou de l’améliorer.




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