Du côté marocain, la défense a réaffirmé son attachement à une interprétation stricte des articles 82 et 84 du règlement de la CAN. Ces articles traitent notamment de l’abandon du terrain par une équipe et des sanctions qui peuvent en découler. Les représentants marocains ont notamment expliqué que l’arbitre de la rencontre, Jean-Jacques Ndala, n’a pas interrompu définitivement la partie malgré le retrait des joueurs sénégalais. Ils ont avancé que l’arbitre aurait été sous l’influence de son compatriote Olivier Safari, président de la commission des arbitres de la CAF, en évoquant des images montrant ce dernier donnant des instructions au directeur de jeu. Cependant, cette argumentation demeure une information rapportée par des sources extérieures à l’audience et n’est pas établie comme un fait.
De l’autre côté, la défense sénégalaise souligne la souveraineté des décisions arbitrales en invoquant la Loi 5 de l’International Football Association Board (IFAB) et l’article 9 du Code disciplinaire de la FIFA. Leur argument principal est que la rencontre a bien repris et s’est poursuivie jusqu’à son terme sous l’autorité du corps arbitral. Par ailleurs, le Sénégal remet en cause la régularité de la procédure qui a conduit au verdict du jury d’appel de la CAF et formule des soupçons de corruption, qui n’ont pas été publiquement confirmés à ce jour.
Un point particulièrement sensible concerne l’existence d’un éventuel deuxième rapport rédigé par l’arbitre Jean-Jacques Ndala. Selon le journaliste Malang Sané, qui s’appuie sur une source présente à l’audience, cette piste a été écartée après plusieurs heures de débats, ce qui suggère qu’il a été discuté mais rejeté. Ce point est cependant nuancé par un autre compte, qui affirme que ce document n’a pas du tout été abordé pendant l’audience. Cette distinction est importante puisque l’écartement d’un élément après examen ne signifie pas qu’il n’a jamais été mentionné.
En résumé, les échanges au TAS reflètent des positions toujours aussi éloignées entre les parties, avec une confrontation d’interprétations du règlement, du rôle de l’arbitre et d’allégations d’irrégularités. La confidentialité et la nature contradictoire des informations issues d’une audience à huis clos limitent la visibilité sur la teneur exacte des débats.
Le TAS n’a pas rendu de décision le jour de l’audience, le 8 octobre 2026, et le calendrier du verdict reste inconnu. Le tribunal doit désormais délibérer sur un dossier particulièrement délicat pour le football africain, qui dépasse les enjeux sportifs pour toucher à des questions de gouvernance et d’intégrité des compétitions.




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