Outre Zetchi, plusieurs anciens responsables de la Fédération sont également poursuivis, notamment les anciens présidents Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, qui étaient présents lors de l’audience. Le procès a débuté vers 10h30 et s’est suspendu à 17 heures, devant reprendre le mercredi matin.
Origine et déroulement du procès
Cette procédure judiciaire fait suite à une enquête initiée en 2024 visant plusieurs dirigeants de la FAF pour des soupçons d’abus de fonction, de dilapidation de deniers publics ainsi que de conclusion de contrats non conformes pour accorder des avantages injustifiés. À ce stade, ces accusations doivent encore être démontrées, et les prévenus bénéficient de la présomption d’innocence.
Les premiers débats ont porté sur des marchés liés à l’hébergement et à la logistique des compétitions sportives organisées en Algérie, telles que le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2023 et la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans (CAN U17). Des interrogations ont également été soulevées concernant certaines primes distribuées aux équipes nationales après leurs succès en CAN et en Coupe arabe.
Contestations et absences lors des audiences
Avant l’examen des faits, les avocats de la défense ont contesté la validité de l’expertise réalisée par l’Inspection générale des finances, demandant sa nullité en raison de possibles irrégularités lors de la procédure, notamment l’absence de convocation ou d’audition de certaines parties. Ils ont également remis en question la légitimité du ministère de la Jeunesse et des Sports comme partie civile, soulignant que la FAF, en tant qu’association, ne percevrait pas de fonds de ce ministère. La juge a décidé d’intégrer ces objections dans l’analyse au fond.
Par ailleurs, le procès s’est déroulé en l’absence des avocats représentant la FAF et le ministère des Sports, malgré leur engagement dans cette procédure. Les raisons de leur absence n’ont pas été précisées, mais la séance a continué sans eux.
Historique des reports et situation de Kheireddine Zetchi
Les six reports enregistrés avant cette ouverture de procès s’expliquent par divers motifs : demandes répétées des avocats pour consulter le dossier volumineux, absence de parties concernées, coïncidence de la date d’audience avec une fête religieuse (le Mawlid), ainsi que l’indisponibilité d’un avocat en deuil.
Kheireddine Zetchi, figure clé du football algérien notamment pour avoir confié la sélection nationale à Djamel Belmadi avant le sacre continental de 2019, est maintenu en détention provisoire depuis le 27 novembre 2024. Lors de cette première journée d’audience, aucun des prévenus placés sous écrou n’a été interrogé. Le procès se poursuit afin d’examiner en détail les éléments du dossier et les arguments des différentes parties.




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