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Abdelkhalek Louzani : «On focalise les efforts sur l’équipe nationale seulement et on oublie les clubs»

ALM : Quelle évaluation faites-vous du niveau actuel du football national?

Abdelkhalek Louzani : Sincèrement j’ai l’impression qu’on focalise les efforts sur l’équipe nationale et on oublie un peu les clubs. Normalement, le championnat national doit être considéré comme le socle sur lequel repose le football national. Et pour ce faire, il faut avoir une formation de pointe et des préparations de haut niveau.

 

Vous revenez sur le banc de l’OCK pour la quatrième fois, que représente pour vous ce retour à Khouribga?

L’amour que je porte pour cette équipe m’a poussé à revenir à son chevet. Aujourd’hui, l’OCK est en réelle difficulté, il faut agir vite pour le faire sortir de l’impasse avant qu’il ne soit trop tard et pour apaiser la grogne des supporters.

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés avec la direction du club?

Il ne faut pas rêver, il n’a pas été convenu de remporter le championnat, bien entendu. Pour le moment, vu la position qu’occupe le club, il va falloir œuvrer pour sortir rapidement du bourbier et ainsi maintenir l’équipe dans la première division en s’éloignant petit à petit du bas de tableau.

Ne voyez-vous pas votre mission difficile vu la période difficile que traverse l’OCK?

La mission qui m’attend n’est certes pas une sinécure, c’est plutôt une mission à double ambivalence. Outre le maintien de l’équipe en première division, il y aura un autre travail que je dois mener à bon escient et qui consiste à former les joueurs et à établir une bonne orientation et une meilleure structure.

Vous êtes connu pour être un entraîneur qui réussit souvent avec les moyens du bord, sans recours au mercato, resterez-vous fidèle à ce principe?

D’abord ce n’est pas un principe. Mais j’estime qu’un joueur qui a été mis par son club sur la liste de départs ne me servira a priori pas à grand-chose. Bien sûr, tout départ n’est pas synonyme d’incompétence, c’est pourquoi j’étudie chaque cas à part. Sinon, cette fois, il est fort probable de renforcer notre contingent. Néanmoins, il ne faut pas aller plus vite que la musique. Le bon travail se fait doucement et sûrement.

Par : Hakim Bahechar-Aujourd’hui