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Mondial 2018: le Maroc joue son va-tout pour la qualification

La sélection marocaine joue, mercredi au stade de Loujniki de Moscou, sa dernière carte pour entretenir l’espoir d’une qualification pour le deuxième tour.

La sélection marocaine joue, mercredi au stade de Loujniki de Moscou, sa dernière carte pour entretenir l’espoir d’une qualification pour le deuxième tour qui reste, mathématiquement, possible même si ce ne sera pas une sinécure d’aller battre d’affilée les deux ogres du groupe, le Portugal et l’Espagne.

Dans cette situation inconfortable, les joueurs ne doivent pas se poser trop de questions ni à chercher à résoudre les équations à plusieurs inconnus. Dans leur tête, seul ce que fera l’équipe mercredi comptera et non point ce qu’elle fera dans cinq jours (Espagne).

Certes, la pression « négative » paralysante est maximale depuis le « naufrage » et la très mauvaise entame de l’ouverture du bal du groupe B mais c’est aux joueurs de ne pas s’en préoccuper outre mesure et de se focaliser sur l’objectif en écartant ce doute qui les a enveloppés depuis. Et dans ce registre, le staff technique doit trouver les mots et même dessiner les images pour revigorer cet instinct de l’allant, ressortir du fin fonds de chacun le remake des dernières sorties éliminatoires, les bons réglages. Rien de plus simple mais, en même temps, compliqué. Un dur boulot en perspective.

N’ayant plus le droit à l’erreur, les hommes de Renard se raccrochent à l’espoir d’un coup d’éclat. Les chances se sont réduites mais ne sont pas, non plus, nulles. Et face aux champions d’Europe sortant, une constellation de Stars des championnats du vieux continent, la tâche est, en fait, alambiquée.

Dans ce genre de compétition, plus les matches avancent, plus l’adrénaline monte, l’enjeu devenant plus important. Et, forcément moins aisé, serait de renverser ce genre de situations périlleuses. Autre adversaire, autre match. Juste veiller à s’exposer le moins et à rester sur la même logique d’intensité du début à la fin.

Et dans ce tournant face aux lusitaniens, le soutien des supporteurs sera une source inépuisable. « Nos chances de passer au tour suivant restent intactes et rien n’est encore perdu. Juste gagner notre deuxième match, quoique difficile, pour se relancer dans la course », a dit confiant Said, un des milliers de fans qui ont mis le cap vers la Russie.

Il y a « encore six points en jeu à prendre. La victoire devient impérative et les joueurs doivent refuser de se laisser abattre en faisant honneur à leur football » dans ce qui peut se révéler comme le match le plus long, le plus dur.

L’équipe n’a rien à perdre face au Portugal et elle doit jouer le tout pour le tout en veillant à limiter les risques, les erreurs du premier match et à exploiter les opportunités qui se présentent. « Ce genre de matches se jouent sur des détails, sur l’instinct et le mental y sera déterminant », martèle Imane drapeau national au-dessus de ses épaules, dans la Fan Zone, coin des supporteurs situé dans un parc historique aux pieds de l’Université de Moscou.

L’équipe est « dos au mur et doit se remobiliser pour les prochains matches et, quelque soit l’adversaire, il reste toujours de l’espoir. C’est ce qui reste à faire » pour éviter de passer à la trappe, a expliqué le premier responsable de la barre technique.

Au contact de l’élite mondiale, les joueurs n’ont pas à se rapetisser, leur potentiel est bien établi et c’est en se confrontant aux flammes de l’adversité que l’équipe peut jauger sa valeur et met à l’épreuve son tempérament. Et face à Ronaldo et ses coéquipiers, le caractère ne suffira pas à lui seul. Encore faut-il trouver les clés face à une équipe parfaitement organisée.

Le parcours du mondial n’est pas terminé, l’envie ne manquera sûrement pas, ni d’ailleurs les obstacles. Il faut s’y accrocher, profiter de la valeur de son jeu, de ses qualités intrinsèques, ne point se recroqueviller ni se limiter à une orpheline figuration, un simple passage par-là, tel est le message réitéré aux joueurs par les milliers de Marocains sur la Place Rouge de Moscou où, quotidiennement, ils ont chanté à tue-tête à la gloire des Lions de l’Atlas.

Menara

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