Ligue des champions (16ème finale): le DHJ à l’épreuve de Vita Club de Kinshasa, Talib en appelle aux supporters

Le Difaa Hassani Jadidi (DHJ) recevra, ce mercredi au stade El Abdi (20H00), l’AS Vita Club de Kinshasa, dans match comptant pour les 16èmes de finale aller de la Ligue des Champions de la CAF, dont la difficulté a amené le coach Abderrahim Talib à solliciter le soutien sans faille des supporters doukkalis.

Facile vainqueur au tour préliminaire de Sport Bissau Benfica, le club phare d’El Jadida aura, cette fois-ci, en face de lui une formation plus aguerrie et plus ambitieuse. En effet, les RD Congolais sont arrivés depuis samedi dernier au Maroc, avec une forte délégation composée de 38 personnes, dont 24 joueurs, 4 membres du staff technique, 2 autres du staff médical, 4 journalistes et 4 dirigeants.

Les deux clubs ont effectué lundi vers 17h30 une séance d’entrainement dans les terrains annexes, suivie directement d’une conférence de presse pour jeter la lumière sur l’enjeu de la confrontation, qui sera dirigée par un trio arbitral de la Sierra Leone avec Raymond Coker comme arbitre de centre, assisté de Michael Conteh et Ibrahim Bah.

A l’opposé de son homologue congolais Jean Florent Ibenge qui a bénéficié d’un temps de préparation plus long avec trois séances d’entrainement, dont deux dans un célèbre resort de la ville, le coach du DHJ Abderrahim Talib n’a eu droit qu’à une seule séance de décrassage, histoire de récupérer après la défaite à domicile en championnat national 24 heures plus tôt face au Wydad de Casablanca.

L’adversaire du DHJ n’est pas venu en simple touriste au Maroc, apprend-on de sources congolaises. Le président du comité de coordination du club, le Général Gabriel Amisi Kumba, n’a pas lésiné sur les moyens. Cela justifie, sans nul doute, l’arrivée quelques jours plus tôt en terre marocaine du coach principal Jean Florent Ibenge en vue de visionner le match DHJ-WAC et glaner le maximum d’informations utiles sur son adversaire.

L’As Vita Club de Kinshasa compte aussi un bon palmarès dans cette compétition africaine. Le club compte déjà dans son escarcelle un trophée de champion d’Afrique des clubs champions en 1973 et finaliste à deux reprises (1981 et 2014). Les Dauphins noirs (ou Moscovites), comme préfèrent les appeler leurs supporters, développent un football plutôt plaisant, un peu physique, certes, mais très collectif, poursuivent les mêmes sources. Parmi ses attaquants les plus en vue, force est de signaler ses deux joueurs professionnels Jesus Muloko et Nehemie Mukoko.

Le DHJ est « une bonne équipe », déclare pour sa part le coach Ibenge, lors de la conférence de presse organisée, après la séance d’entrainement du lundi. « Elle est comme un Lion de l’Atlas blessé après sa défaite face au WAC (0-2). Avec ses trois joueurs qui ont joué le CHAN 2017 et surtout son dernier score fleuve (10-0) face au Sport Bissau Benfica, c’est un match difficile qui s’annonce », a-t-il assuré.

« En dépit de tout cela, précise-t-il, Vita Club n’a nullement peur de son adversaire. Le groupe est conscient de la tâche qui l’attend mercredi. L’unique obstacle redouté reste les conditions climatiques ».

Dans le camp Jdidi, c’est le même son de cloche. Abderrahim Talib, qui affiche une sérénité toutefois mitigée, a aussi reconnu la difficulté de cette confrontation. Il s’agit de « la deuxième meilleure équipe du la RDC », après Maembe, a t-il résumé.

« Certes, nous n’avons pas été épargnés par le calendrier de la Botola en disputant 4 matches dans une durée de 10 jours, ce qui nous a obligé d’alterner quelques 20 joueurs pour négocier ce virage, mais ce n’est pas un prétexte pour baisser les bras », a-t-il averti.

Bien au contraire, devait-il rassurer, « nous sommes fin prêts pour jouer pleinement nos chances ici et à Kinshasa », réitérant son appel aux supporters du DHJ de venir en masse encourager leur club.

« Les bons résultats ne s’obtiennent qu’avec l’appui du public », a-t-il affirmé. « Les Jdidis devront donc se mobiliser mercredi pour être derrière leur équipe et la pousser sans relâche et jusqu’au sifflet final du match vers la victoire ».