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Entretien « Le Matin » avec Banoun, capitaine des Lions de l’Atlas Locaux

Badr Banoun a eu le privilège de brandir le trophée du CHAN après la victoire en finale sur le Nigeria (4-0). Le défenseur du Raja revient avec «Le Matin» sur les moments forts de la nuit inoubliable de dimanche 4 février.

Le Matin : Quel est votre sentiment après cette victoire ?
Badr Banoun : C’est fantastique, on a pu mettre fin à 42 ans de disette du football marocain sur le plan continental. Sur le plan personnel, je suis hyper content. En plus, j’ai eu le privilège en tant que capitaine de recevoir le trophée des mains de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan. C’est un moment inoubliable qui restera gravé dans ma mémoire. Je remercie tous les joueurs pour les efforts qu’ils ont consentis pour atteindre cet objectif.

Ce titre du CHAN est une belle consécration pour cette génération de joueurs talentueux de la Botola ?
Le titre du CHAN est le fruit de 2 ans de travail. On le mérite amplement vu notre bon parcours dans ce championnat. Je dédie ce trophée à tous les supporters marocains qui nous ont soutenus du début jusqu’à la fin.

Cette victoire va revaloriser l’image du joueur local, quel est le défi qu’il reste à accomplir pour cette génération ?
Le plus grand défi de cette génération est de continuer à travailler sans relâche pour pouvoir figurer dans la liste des 23 joueurs d’Hervé Renard pour la Coupe du monde.

Quelle a été la grande caractéristique de ce groupe ?
La solidarité, l’abnégation et l’amitié. Nous avons passé ensemble un mois formidable entre le stage de préparation et la compétition sans le moindre problème. Cette amitié et cette fraternité ont forgé le groupe.

Est-ce que l’expulsion du joueur nigérian a été le tournant du match ?
Non. Le véritable tournant était le premier but que nous avons inscrit en fin de première mi-temps. Ce but a libéré les joueurs qui se sont déchaînés en seconde mi-temps en inscrivant trois autres buts.

Que vous a dit Sellami à la mi-temps ?
Il nous a mis en garde contre tout relâchement. Il savait que le score de 1-0 n’était pas suffisant parce que le Nigeria pouvait à tout moment égaliser. Il a demandé de continuer à jouer et de poursuivre le pressing haut pour empêcher l’adversaire de développer son jeu. Cette tactique a payé puisqu’on a pu inscrire trois autres buts et remporter le titre du CHAN haut la main.

Quelle a été l’ambiance dans les vestiaires à la fin de la rencontre ?
Il y avait une ambiance de folie. Tout le monde était aux anges. Ces moments resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Le Matin- Abderrahmane Ichi