Pour les nostalgiques des heures de gloire du football national Baddou Zaki est l’homme qui a conduit le onze national à son dernier fait de gloire. Rappelez de la CAN 2004, et du parcours presque parfait d’une bande de jeunes décomplexés, encadrés par le vétéran Naybet et drivés depuis le banc de touche par un Zaki euphorique. La finale perdue devant la Tunisie n’avait pas gommé l’aura d’un Zaki, possédant 8 ans plus tard toute la légitimité requise pour donner son avis sur les lions de l’Atlas estampillés 2012. Rien que pour cet argument Radiomars.ma ne pouvait s’empêcher de demander l’avis de l’ex sélectionneur national.
Radio Mars: A quelques jours du démarrage de la CAN 2012, quel est votre avis sur les chances du Maroc ?
Baddou Zaki: Nous avons une équipe nationale qui a un potentiel technique exceptionnel. Si nous devions la comparer à ces devancières, il n’y a pas photo. Maintenant la CAN se joue sur d’autres paramètres physique, tactique et psychologique. Je reste optimiste.
Radio Mars: Par rapport au groupe C où l’équipe nationale évoluera quelles sont les clés de la qualification ?
Baddou Zaki: Tout dépendra du premier match devant la Tunisie. C’est un derby avec tout ce que cela suppose comme intensité, rivalité et stress. Le Gabon n’a pas le droit à l’erreur en tant que pays organisateur, et le Niger n’a rien à perdre. Gerets connait mieux que moi son groupe, ses déclarations illustrent un état d’esprit conquérant. Si l’on se réfère à ces déclarations le onze national doit faire une bonne CAN.
Radio Mars: Quelles sont vos attentes quant au niveau technique de la CAN ?
Baddou Zaki: L’Afrique a changé ? Toutes les sélections se valent. L’absence de 5 tenants du titre dont l’Egypte et le Cameroun est un paramètre à prendre en question. Cela ouvre la voie à quelques favoris genre Ghana et Côte d’Ivoire, alors que le Maroc a un bon coup à jouer pour peu qu’il respecte ses rivaux et croit en ses chances.
Par: Amine Birouk | Radio Mars

















